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LES RENCONTRES DE LA DERMATOLOGIE-VÉNÉRéOLOGIE

Organisées par le Syndicat National des Dermatologues-Vénéréologues

28 & 29 janvier 2027

Aux Jardins de Saint Dominique

49 rue de Saint-Dominique, 75007 Paris

 

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ÉDITO

ÉDITO

Docteur Luc SULIMOVIC Président du SNDV

Transmettre pour avancer, s’unir pour être plus forts
Quinze ans. Cinq mandats. Et une conviction intacte : un syndicat n’appartient pas à ceux qui le président, il appartient à ceux qui le font.

Ces Rencontres sont les dernières que j’ouvre comme président du SNDV. Bientôt sera installé le nouveau Conseil d’administration, qui élira un nouveau Bureau : un nouveau président, des vice-présidents, des secrétaires généraux et des trésoriers.

Quelques jalons d’abord, car ils disent ce dont notre spécialité est capable : la dermatologie a été la première spécialité à s’engager dans la télémédecine, et la première à créer des équipes de soins spécialisés. Nous avons obtenu la primo-prescription en ville des biothérapies, et bientôt, nous y travaillons, celle des anti-JAK. Surtout, nous avons fait reconnaître la dermatologie libérale pour ce qu’elle est : non pas une dermatologie de second rang, mais une dermatologie à part entière. Hospitaliers, universitaires, libéraux : chacun a son rôle dans la spécialité, mais nous sommes tous dermatologues. Ces avancées de quinze années sont celles de toute la profession. Mais je ne veux pas dresser un bilan : je veux vous parler de ce qui vient.

Ce qui vient, d’abord, c’est une génération. L’enjeu est vital : la moitié des dermatologues en exercice a plus de 60 ans, et 17 % exercent déjà en cumul emploi-retraite. Nos jeunes collègues s’installent dans un paysage nouveau : exercice regroupé ou coordonné, souvent mixte, démographie tendue, attentes nouvelles sur l’équilibre de vie. Le rôle d’un syndicat est d’être le lieu où les générations se parlent. Ni rupture, ni nostalgie : une transmission, et dans les deux sens. Les aînés apportent l’expérience, la mémoire des négociations et des combats gagnés de haute lutte, celle aussi des erreurs à ne pas refaire ; les plus jeunes, un regard neuf, leur aisance avec le numérique, d’autres façons d’exercer. Un syndicat qui ne parlerait qu’à une génération s’affaiblirait ; un syndicat qui les réunit toutes devient plus fort.

Cette transmission se jouera d’abord au sein du nouveau Conseil. Les administrateurs qui poursuivent leur engagement et ceux qui le rejoignent devront travailler ensemble, sans esprit de clan : l’expérience des uns, l’élan des autres. S’engager au Conseil d’administration, ce n’est pas occuper un siège : c’est y travailler, pour le syndicat, en mettant ses compétences à son service. C’est un engagement personnel, inscrit dans nos statuts, et la condition pour que le SNDV reste notre maison commune.

Ce qui vient, ensuite, ce sont des dossiers qui ne se règlent ni en un mandat, ni en une négociation.

Nos tarifs. La juste valorisation de nos actes, cliniques comme techniques, reste le combat central. Chaque avancée sur la CCAM a demandé des années de travail et de patience ; il faudra la même ténacité face aux nouvelles méthodes de calcul du coût de la pratique proposées par l’Assurance maladie.

Nos conditions d’exercice. Délais d’accès, charge administrative, attractivité de l’installation, formation des internes : rien de tout cela n’est accessoire. C’est ce qui décide, très concrètement, si un jeune dermatologue choisira demain de s’installer.

L’intelligence artificielle. Elle entre dans nos cabinets plus vite que n’importe quelle réforme. Formidable outil d’aide au diagnostic, d’orientation et de temps médical retrouvé, elle peut aussi devenir un prétexte pour contourner le dermatologue. Entre enthousiasme et méfiance, notre spécialité doit occuper la seule position tenable : celle de l’expert qui fixe les règles d’usage plutôt que de les subir.

Sur ces trois fronts, une certitude : on ne pèse qu’ensemble. Un syndicat fort est un syndicat où chacun — l’interne, le jeune installé, le libéral chevronné, le collègue en exercice mixte — se sent légitime pour prendre la parole et prendre sa part.

Ensemble, c’est aussi avec toute la médecine libérale. Le SNDV ne négocie pas seul face à l’Assurance maladie et aux pouvoirs publics : il agit au travers des grandes centrales syndicales représentatives et reconnues, seules habilitées à négocier la convention médicale. Cet ancrage n’est pas une contrainte : il donne sa portée à la voix des dermatologues, et devra être préservé.

Cette exigence d’unité prend un relief particulier dans le climat actuel. La montée des extrêmes traverse la vie politique de notre pays et n’épargne pas nos propres instances, comme l’ont montré les dernières élections au Conseil de l’Ordre de Paris. Face aux discours de division et aux solutions simplistes, pas de démagogie : notre profession a besoin de rigueur, de dialogue et de responsabilité. C’est aussi cela, l’héritage d’un syndicat : une manière de débattre.

Cette responsabilité commence par une règle simple : chaque instance a son rôle, et aucune ne peut se substituer à une autre. Certains l’oublient, parfois sans en avoir conscience. Des associations d’entraide, que le syndicat a lui-même fait naître, notamment pour les équipes de soins spécialisés, voudraient aujourd’hui jouer le rôle d’un syndicat sans en avoir la reconnaissance. Ce n’est pas tout à fait l’esprit de confraternité qui doit régner entre nous : nous sommes trop peu nombreux pour nous disperser.

Alors je vous le dis avec l’énergie de quelqu’un qui n’en a pas fini avec sa spécialité : engagez-vous.
Rejoignez un groupe de travail, portez un dossier, venez avec vos idées. La nouvelle équipe aura besoin de vous. Pour ma part, je ne siégerai pas dans ce nouveau Conseil d’administration, mais je resterai disponible, pour lui comme pour vous, au service de la profession.

Merci pour ces quinze années de confiance. Belles Rencontres à toutes et à tous, de toutes les générations, et longue vie au SNDV.

Bien confraternellement,

Docteur Luc SULIMOVIC
Président du Syndicat National des Dermatologues-Vénéréologues

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Programme
Programme

Cette année encore, les Rencontres de la Dermatologie-Vénéréologie seront un lieu d’apprentissage et de formations pour tous les dermatologues mais aussi les internes.

 

Au programme, DPC s’inscrivant dans le cadre de la certification périodique, FAF et ateliers de développement professionnel.

TABLE RONDE
Point sur la CCAM en Dermatologie-Vénéréologie : évolutions, valorisation des actes et enjeux conventionnels
ATELIER
RGPD et cybersécurité du cabinet
TABLE RONDE
L’IA au cabinet: certification, responsabilités et enjeux pour la profession
Conférence
Innovations thérapeutiques en Dermatologie-Vénéréologie
Forum intéractif
Imagerie & IA : évolutions, innovations et perspectives en Dermatologie. Résultats cliniques réels – Impacts sur notre exercice médical et chirurgical
FAF
La codification des actes en dermatologie-vénéréologie
Formation internes
Dermoscopie : cas cliniques et interactifs
DPC
La pelade : modèle d’alopécie non cicatricielle - avancées thérapeutiques nouvelles
DPC
Formation à la Maitrise de Stage Universitaire pour l’encadrement d’étudiants de 3ème cycle
FAF
Dermatologie Cosmétique, de la science à l'innovation
DPC
Prise en Charge innovante et globale du Vitiligo : approches cliniques, thérapeutiques et psychosociales
FAF
La certification périodique des médecins spécialistes : cadre réglementaire, référentiels par spécialité et obligations pratiques
DPC
Annonce de la mauvaise nouvelle et du dommage associé aux soins en Dermatologie

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